Vendredi 16 octobre 2009
J'ai vu dernièrement la fin d'un reportage halluscinant pour ne pas dire autre chose...
Ce reportage parlait de la gestion du personnel dans les grandes entreprises publiques et plus particulièrement des cadres. Bon, on savait que dans toutes les entreprises il y avait quelques placards pour faire dormir les collaborateurs dont on ne voulait plus forcément avoir...
L'entreprise a un salarié cadre d'une cinquantaine d'années dont elle ne veut plus. En premier lieu, elle lui propose une convention de départ avec des indemnités négociables. Si le salarié refuse, c'est direction le placard car ça lui coûte moins cher de le garder en lui confiant des taches sans importance voir même aucune tache que de le licencier pour un motif incertain et de se voir condamné au tribunal des Prud'hommes.
C'est comme ça que ça se passe. C'est un changement de direction qui en général catapulte les gens dans les placards. Le mec était bien noté par la hiérarchie précédente. La nouvelle hiérarchie arrive, elle veut instaurer sa marque, change les hommes et pour justifier le départ de certains de leur poste, elle les flingue au niveau de la notation interne. Un mec va passé de 15 ans d'appréciations favorables à une défavorable en 6 mois...
Ben dans le public, c'est pareil. Jusqu'à là, rien de choquant cela prouverait que les entreprises publiques fonctionnent comme celle du privé. A un détail près, c'est que les direction s'enchaîne à un rythme beaucoup plus soutenu, politique oblige... Et cela génère des dizaines voir des centaines de cadres au placard...
A la SNCF, d'après des sources syndicales, il y aurait plus de 300 cadres et cadres supérieurs sans poste, payer à rien faire puisque titulaire et non licenciable. La rémunération moyenne nette de ces personnes est de 4000€ ce qui nous donne par an la jolie enveloppe de 36 millions d'€uros en salaires avec les charges sociales...
Le syndicaliste qui parlait disait qu'il avait même une lettre de la direction générale de la SNCF disant à un cadre de rester chez lui mais qu'il ne fallait pas qu'il s'inquiète son salaire serait maintenu le temps de la mesure...
Le drame dans l'affaire c'est qu'il en serait de même pour les autres entreprises publiques : La Poste, EDF, GDF, la RATP, Air France (je ne suis pas sure que ce soit encore une entreprise publique mais l'actionnaire majoritaire reste l'état, alors...)
Ce qui nous amène sans trop forcer à une facture dépassant les 150 millions d'€uros de salaires à l'année et ils ont quand même le droit à tous les avantages de leur échelon : grand bureau, voiture...
Et là, on parle de Cadres sans mission auxquels il faudrait ajouter les cadres avec un poste qui ne les occupent moins de la moitié du temps.
Mais là, c'est du grand n'importe quoi à une échelle hallucinante...
Les 3/4 de ces personnes tombent en dépression à force d'être sous employée, leur cercle de relation professionnelle prend de la distance et leur famille trinque... Une grande majorité d'entre eux sont arrêtés pour dépression...
Il y a les cadres mais combien de salariés dans ces entreprises publiques subissent le même sort ? Des centaines voir des milliers....
Et maintenant, la cerise sur le gâteau, nous venons parler d'une gestion des ressources humaines à chier dans les entreprises publiques, mais dans le reportage, ils parlaient, en donnant comme exemple la Police Nationale, qu'il en était de même dans toutes les administrations...
Dans la Police quand tu es cadre et que tu fais chier ou quand tu fais ta forte tête. Tu es démis de tes fonctions et affecté à l'IGPN (inspection générale de la police nationale). C'est là-bas qu'ont fini tous les directeurs de services qui n'ont pas satisfait les différents ministres de l'Intérieur.
Gâchis humain, Gâchis financier, Gâchis coûteux mais rassurons-nous Nico, il a dit : "pas d'augmentation d'impôts en 2010". Merci Nico...
Ce reportage parlait de la gestion du personnel dans les grandes entreprises publiques et plus particulièrement des cadres. Bon, on savait que dans toutes les entreprises il y avait quelques placards pour faire dormir les collaborateurs dont on ne voulait plus forcément avoir...
L'entreprise a un salarié cadre d'une cinquantaine d'années dont elle ne veut plus. En premier lieu, elle lui propose une convention de départ avec des indemnités négociables. Si le salarié refuse, c'est direction le placard car ça lui coûte moins cher de le garder en lui confiant des taches sans importance voir même aucune tache que de le licencier pour un motif incertain et de se voir condamné au tribunal des Prud'hommes.
C'est comme ça que ça se passe. C'est un changement de direction qui en général catapulte les gens dans les placards. Le mec était bien noté par la hiérarchie précédente. La nouvelle hiérarchie arrive, elle veut instaurer sa marque, change les hommes et pour justifier le départ de certains de leur poste, elle les flingue au niveau de la notation interne. Un mec va passé de 15 ans d'appréciations favorables à une défavorable en 6 mois...
Ben dans le public, c'est pareil. Jusqu'à là, rien de choquant cela prouverait que les entreprises publiques fonctionnent comme celle du privé. A un détail près, c'est que les direction s'enchaîne à un rythme beaucoup plus soutenu, politique oblige... Et cela génère des dizaines voir des centaines de cadres au placard...
A la SNCF, d'après des sources syndicales, il y aurait plus de 300 cadres et cadres supérieurs sans poste, payer à rien faire puisque titulaire et non licenciable. La rémunération moyenne nette de ces personnes est de 4000€ ce qui nous donne par an la jolie enveloppe de 36 millions d'€uros en salaires avec les charges sociales...
Le syndicaliste qui parlait disait qu'il avait même une lettre de la direction générale de la SNCF disant à un cadre de rester chez lui mais qu'il ne fallait pas qu'il s'inquiète son salaire serait maintenu le temps de la mesure...
Le drame dans l'affaire c'est qu'il en serait de même pour les autres entreprises publiques : La Poste, EDF, GDF, la RATP, Air France (je ne suis pas sure que ce soit encore une entreprise publique mais l'actionnaire majoritaire reste l'état, alors...)
Ce qui nous amène sans trop forcer à une facture dépassant les 150 millions d'€uros de salaires à l'année et ils ont quand même le droit à tous les avantages de leur échelon : grand bureau, voiture...
Et là, on parle de Cadres sans mission auxquels il faudrait ajouter les cadres avec un poste qui ne les occupent moins de la moitié du temps.
Mais là, c'est du grand n'importe quoi à une échelle hallucinante...
Les 3/4 de ces personnes tombent en dépression à force d'être sous employée, leur cercle de relation professionnelle prend de la distance et leur famille trinque... Une grande majorité d'entre eux sont arrêtés pour dépression...
Il y a les cadres mais combien de salariés dans ces entreprises publiques subissent le même sort ? Des centaines voir des milliers....
Et maintenant, la cerise sur le gâteau, nous venons parler d'une gestion des ressources humaines à chier dans les entreprises publiques, mais dans le reportage, ils parlaient, en donnant comme exemple la Police Nationale, qu'il en était de même dans toutes les administrations...
Dans la Police quand tu es cadre et que tu fais chier ou quand tu fais ta forte tête. Tu es démis de tes fonctions et affecté à l'IGPN (inspection générale de la police nationale). C'est là-bas qu'ont fini tous les directeurs de services qui n'ont pas satisfait les différents ministres de l'Intérieur.
Gâchis humain, Gâchis financier, Gâchis coûteux mais rassurons-nous Nico, il a dit : "pas d'augmentation d'impôts en 2010". Merci Nico...
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